Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/05/2016

Corrida versus Course Camarguaise

Entre le souvenir des croisés et celui de Jeanne d'Arc, les félibres voulaient démontrer que les ennemis héréditaires de la nation française et de la chrétienté, de la Provence étaient aussi ceux des libertés méridionales et de la race d'oc, dont le taureau de combat était le parfait représentant.

 

Mais si les corridas étaient – et sont toujours – appréciées en pays camarguais, elles n'en demeuraient pas moins importées, issues de l'étranger donc. Les félibres les défendaient parce qu'ils pensaient que leur éventuelle interdiction porterait inévitablement atteinte à la tauromachie camarguaise, alors dite « course libre », un spectacle d'origine régionale dont certains d'entre eux contribuaient à fixer les codes. Or, comme nous l'avons montré ailleurs (Saumade 1994), cette course à la mode locale constituait le contretype de la corrida, donnant au taureau vivant le protagonisme du spectacle. En effet, l'animal de « race Camargue » était, à l'instar du matador espagnol, mis en valeur sur les affiches-programmes où son nom figurait en gros caractères. Dans l'arène, il était présenté la tête ornée d'une cocarde que ses adversaires « raseteurs » devaient essayer de décrocher contre une prime. Les spectateurs prenaient fait et cause pour le « taureau cocardier » face auquel les raseteurs, recrutés parmi les catégories sociales les plus méprisées – travailleurs saisonniers, forains, grapilleurs, braconniers, etc. – faisaient figure d'agents déstabilisateurs, de véritables décepteurs à l'éthique vénale et au statut marginalisé. Chargé d'un emblème aussi lourd de sens que la cocarde, le bovin de pays apparaissait comme le champion de la « nation méridionale » et même, au-delà, de la patrie tout entière12. Ainsi cet animal que l'on ne tuait pas mais que l'on vénérait, parfois jusqu'à l'immortaliser rituellement (par l'inhumation sous une stèle ou la statufication sur la place publique), s'opposait-il au taureau de race espagnole, soumis et mis à mort par les officiants des corridas.

01/05/2016

En avant!

l_a11d6b9524c60b367808bca53e7f777e.jpeg

28/04/2016

Local against global!

ecologie 2.jpg

27/04/2016

Régionaliste et Patriote!

Marius Jouveau disait d'elle que sa vraie valeur reposait sur « l'amour de la terre et de la race » (Flourilege... 1932 : ).

C'est l'usage des langues régionales, expression spontanée des races qui furent à l'origine de l'unité française, qu'il convenait d'affirmer la véritable ferveur patriotique car : « L'enseignement n'est pas national qui nous convie à bannir de bonne heure l'usage du dialecte local. Il est antinational pour la bonne raison qu'il coupe net, qu'il sectionne tout ce qui rattache un enfant à l'idée de Patrie [...]. Celui qui bannit de bonne heure son dialecte natal nous savons ce qu'il est : un dévoyé souvent, parfois un anarchiste, un internationaliste, un antipatriote toujours » (Mistral neveu op. cit. : 116).

00:21 Publié dans Citation | Tags : mistral | Lien permanent | Commentaires (0)

23/04/2016

Ce weekend!

Capture d’écran 2016-04-23 à 11.33.22.png

Capture d’écran 2016-04-23 à 11.33.14.png

20/04/2016

Les tridents

« Les tridents sont aujourd'hui le signe de la cause méridionale, les étendards de la terre, le symbole des revendications de notre race. »

B. de Montaut-Manse, cité par Mistral neveu (op. cit. : 43).

ARLES - Fête des Gardians - Jeux aux Arênes - 01.05.2014 8N2B2294 copie.jpg

Trpg0wwsBYJGr1lmvbWIrsjjafg.jpg

IMG_6826-2.jpg