31/01/2014

Le Grand Marché Transatlantique contre notre liberté

La « crise » précipite les choses, aux deux sens du verbe : accélère leur cours, et les révèle, comme dans un tube à essai où se mélangent divers liquides. Ce qui semblait presque une vue de l’esprit il y a quelques lustres, et augures improbables dignes de Cassandre, devient redoutablement concret. Il fallait le temps que certains nœuds se défassent, que des résistances faiblissent, qu’une génération disparaisse. Les esprits n’étaient pas encore mûrs, expliquent les progressistes. Les temps sont désormais consommés, et la parousie est imminente.La ruine et le terrorisme, les chantages à la guerre et à la misère, l’invocation de la nécessité du marché, comme jadis on expliquait les hécatombes humaines par les dieux ou le destin, pèsent comme un couvercle sur l’esprit des peuples. Les fieffés coquins nous mènent savent par le bout du nez, les partis 1 et 2, en maestros du mensonge, de la perfidie et du mépris, en tricheurs maniant avec dextérité leurs cartes, embobinent les masses, et les mènent à leur perte.Après le putsch budgétaire européen de l’an dernier, et le basculement vers le fédéralisme ultralibéral, c’est la fusion des parties occidentales et orientales de l’Atlantique Nord qui est projetée. L’absorption de l’Europe par les États-Unis est proche, elle est pour demain, pour 2014 ou 2015. Les échéances sont fixées : dans deux ans, nous auront achevé notre temps, notre destin, notre existence, et nous n’aurons plus aucun pouvoir sur notre avenir.Comme toujours, l’Union européenne et les États-Unis ont manigancé leur coup par-dessus les peuples. Sans qu’ils en aient été avisés, et qu’on leur ait donné la parole, on leur annoncera bientôt une libéralisation quasi totale des échanges commerciaux et financiers, et une harmonisation complète des politiques judiciaires et sécuritaires. On agitera comme il faut la presse propagandiste, on ne prendra pas le risque du référendum, les parlements voteront comme un seul traître, et l’affaire sera pliée.Le coup est pourtant préparé de longue date. Mais en catimini. En 2004, en effet, le P.D.G. d’Unilever, président européen du Transatlantic Business Dialogue (T.A.B.D.) et son homologue américain, P.D.G. d’U.P.S., rencontraient à Dublin les présidents Bush, Prodi et le Premier ministre irlandais dont le pays assumait la présidence tournante de l’Union européenne. Il fut question de lever les « obstacles à l’intégration » dans le domaine du commerce, des investissements et de la réglementation.Dans un autre domaine, la bonne volonté collaboratrice des bureaucrates de Bruxelles avait été jusqu’à échanger avec les services américains de sécurité les données sur les passagers empruntant les lignes transatlantiques. Sans réciprocité, bien sûr.Le projet bloquait néanmoins, notamment au niveau des biotechnologies, des problèmes environnementaux et de ceux liés à la consommation, les normes américaines de protection et de qualité étant, comme l’on sait, très laxistes (commerce et lobbies obligent). La pression des associations et des protestataires alternatifs ont sans doute eu quelque effet sur l’opinion. Les résurgences d’une guerre commerciale plus ou moins ouverte avec les U.S.A., notamment au sujet de l’acier, mettaient aussi un frein au projet.Mais les commissaires mondialistes Erkki Liikanen et Pascal Lamy veillaient, aidés efficacement par Elmar Brok, député européen chrétien démocrate allemand qui présidait la Commission des Affaires étrangères du Parlement. Tout ce beau monde agit par le truchement plus ou moins occulte, mais bien pourvu financièrement, du Réseau politique transatlantique (T.P.N.), un « groupe de réflexion » qui rassemblait en 2004 plus de quatre-vingt parlementaires européens et environ quarante-cinq membres du Congrès ainsi que trente-cinq entreprises géantes dont A.B.B., Daimler Chrysler, B.P., Nestlé, U.P.S., I.B.M., Boeing, Microsoft, Philips et Unilever.À son tour, le mai 2008, le Parlement européen a prévu pour 2015 la création d’un grand marché transatlantique, avec , de facto, dans la plupart des secteurs, l’application du droit états-unien.L’objectif est bien sûr économique, et obéit à la pensée unique ultralibérale qui domine actuellement, aux dépens des peuples. Mais il est évident que l’idéologie atlantiste des responsables politiques européens y trouve sa place, l’Union européenne s’étant systématiquement alignée sur la ligne de la diplomatie étrangère américaine, en l’appuyant et en participant, via l’O.T.A.N., à ses aventures guerrières.L’intégration de la France au commandement intégré de l’Organisation de l’Atlantique Nord a fait sauter tous les obstacles. Le prestige français, animé par l’esprit d’indépendance gaullien, n’est plus qu’un souvenir. Pour paraphraser Tacite, comme le Sénat romain, l’élite de notre pays, comme du reste l’oligarchie de l’Europe occidentale, suivie par la partie abusée du peuple, se rue vers la servitude.À terme, c’est une plus grande symbiose entre les politiques et les législations américaines et européennes qui va être à l’œuvre. Mais l’on ne voit pas pourquoi et comment l’hyper-puissance yankee n’imposerait pas ses normes et ses usages, dans la « protection » de l’environnement et des consommateurs, dans le domaine de la santé, au sujet du problème très sensible des O.G.M., , de la législation sur les produits chimiques. Tout cela se traduira inévitablement par une régression, à la grande satisfaction de ceux qui tentent, avec une obstination remarquable, de déréguler tous ces secteurs, sans trop de succès jusqu’à maintenant. Il est assuré que le Traité transatlantique va leur donner le sésame pour ouvrir toutes les portes, d’autant plus que ces combinaisons sont ficelées sans contrôle démocratique.Ce traité achève donc la perte de la souveraineté de l’Europe, qui, pour autant, n’en a eu que dans l’étroite marge que lui laissait la puissance américaine. Celle des vingt-sept nations européennes a pris fin l’an dernier, par le Traité d’équilibre budgétaire européen. Or, les lois qui régissent les relations internationales sont comme celles de la nature, nonobstant l’inévitable hypocrisie inhérente à l’espèce humaine. Le plus fort impose sa volonté, que l’on essaiera d’incarner, par exemple, par l’usage obligatoire de l’anglais comme langue maternelle.Parallèlement, la création d’un espace commun de contrôle des populations, d’une aire de coopération transatlantique en matière de « liberté de sécurité et de justice » est prévue d’ici 2014, surtout au profit de l’ultra-sécuritaire État américain, obsédé par le terrorisme et encouragé par le Military Commissions Act de 2006, qui permet de poursuivre toute personne quelle qu’elle soit, y compris non américaine, considérée comme ennemi, « combattant illégal ».L’étape suivante sera la réalisation d’un pouvoir exécutif, qui sera institué dans les dix ans, et qui usera comme il l’entend de la force judiciaire, policière et militaire. Les peuples devront se plier. Et comme le processus de domestication ne s’effectuera pas sans réactions, il est probable que des révoltes auront lieu, sans doute violentes, avec des réponses répressives adéquates. Une ère de dictature s’annonce.Nous sommes, nous, Français, Européens, à un tournant de notre histoire. Sera-t-il dit que nous ne savions pas, et que, quand il sera trop tard, nous n’ayons d’autre choix qu’entre la servitude et la mort ?

Claude Bourrinet

30/01/2014

Belle et Rebelle!

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28/01/2014

Dandy!

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20/01/2014

Brutal Rebirth Tee shirt!

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17/01/2014

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16/01/2014

Hold fast!

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11/01/2014

Straight Edge!

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10/01/2014

La grande union…

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09/01/2014

XXX!

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07/01/2014

Hold Fast or die!

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Indus fest a Cannes!

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03/01/2014

Liliane Lurçat : La manipulation des enfants par la télévision et l'ordinateur (Editions F.X. De Guibert ; 2008)

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Livre quelque peu ancien au titre évocateur, il est le travail de fond de Liliane Lurçat, directrice de recherche honoraire au CNRS en psychologie de l'enfant. Depuis de nombreuses années et à travers bon nombre d'autres ouvrages, elle s'est attelé à étudier les représentations mentales des enfants en matière d'espace, a ensuite étudié les fondements pédo-psychologiques de l'échec scolaire, et a également abordé les effets de la télévision sur les jeunes enfants.

 

Son constat est alarmant: non seulement notre société est sous la domination sans partage des images via les postes de télévision et les ordinateurs, mais les images elles-mêmes ont la capacité, sur le moyen et le long terme, de déformer notre perception de la réalité. Ce prisme déformant se situe à plusieurs niveaux: d'une part parce que l'image, toujours de même taille, ne respecte pas les proportions du réel (une même échelle pour un visage ou pour un paysage), mais aussi parce que les images et leur agencement, leur déroulement propre, ont une fâcheuse tendance à ne montrer qu'une partie du réel, au point que l'on assiste auprès des jeunes enfants américains -et européens- à une véritable dissolution du sens commun, prélude d'après l'auteur à de possibles passages à l'acte.

 

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Cette incapacité à faire le distingo entre la réalité et la fiction engendrée par le corpus d'images fait des enfants une cible privilégié des médias de l'image. Des études nombreuses et étayées, en Europe et outre-Atlantique, vont d'ailleurs dans ce sens, mais elles sont évidemment soigneusement passées sous silence. Car une fois de plus tout est une question de gros sous: au-delà du problème de santé publique que pose la sur-exposition précoce aux images et à leur défilement, ce qui est en jeu c'est une véritable manne financière pour les annonceurs publicitaires du monde entier. A titre indicatif, aux Etats-Unis, on estime en effet qu'entre cinq et dix-huit ans, un individu aura vu environ 675 000 publicités, à raison d'environ 1000 par semaine. Si l'on ajoute à cela le fait que la part des enfants ayant dans leur chambre un accès à la télévision et/ou à l'ordinateur ne cesse de croître, il semble légitime de se demander quelles en seront les conséquences sur les générations à venir.

 

 

 

Le pouvoir suggestif de la télévision tient essentiellement à ce que la totalité de son contenu est chargé d'émotion. Tout ce qui est montré est imprégné d'émotions qui rendent crédibles les informations mises en scène. Cette forte charge émotionnelle a en outre un pouvoir important de propagation, au point que les spectateurs se trouvent réunis par une sorte d'unisson émotionnel basé bien souvent sur une grande part d'irrationnalité ou tout au moins de désinformation. Fait préoccupant, le fait télévisuel nous enferme donc dans l'habitude de croire plutôt que d'analyser et de chercher à comprendre.

La seule façon dont les thématiques sont abordées et traitées par le prisme télévisuel suffit donc à appauvrir nos capacités cognitives et réflexives. Le constat est lourd de sens, et en cela nous avons toujours eu un discours à l'avant-garde de ce que toutes les études sociologiques, cognitives, psychologiques, anthropologiques ou sociales confirment aujourd'hui: regarder la télévision nous déshabitue à penser et à exercer notre sens critique. Sur cette thématique nous rejoignons le propos de certains chercheurs, philosophes et analystes d'obédience néo-marxiste pour qui la télévision est un formidable outil d'aliénation mentale moderne.

 

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Chez les enfants, ce seul mécanisme mental que nous venons de décrire (apprendre à croire d'emblée plutôt qu'à questionner les faits et à réfléchir) suffit à saper une part colossale des potentialités du jeune téléspectateur. Mieux, le climat bruyant, effréné, violent et déréalisant engendré par la présence d'un ou plusieurs postes de télévision allumé dans la maison, suffit à perturber le développement du langage de l'enfant. Non seulement le langage figuratif s'en trouve retardé (par un défaut de communication verbale avec son entourage), mais le langage conceptuel peine à émerger, ou du moins ne prend-t-il pas son plein essor chez l'enfant ne passe de maîtriser l'usage du langage.

Corrélativement à ses stimulations sonores et visuelles violentes, l'image elle-même crée sur le cerveau une forme de veille, de passivité perfide. On a désormais largement démontré la relation qui existe entre télévision et obésité (on mange plus devant un écran qu'à table, car le cerveau « occupé » par les images, « oublie » de transmettre à l'organisme le message de satiété qui nous fait arrêter de manger). Mieux, cet état de « veille » cérébrale perturbe durablement le sommeil. Non seulement le temps d'endormissement est prolongé (les enfants ressentent la fatigue plus tardivement, ils se couchent donc plus tard), mais le temps de sommeil lui-même s'en trouve altéré. Il est en effet clairement établi que regarder la télévision avant de se coucher engendre un sommeil de qualité médiocre donc moins bénéfique et réparateur.

On le voit les corollaires de cette passionante étude sont nombreux et s'étendent à des domaines aussi variés que l'éducation, l'échec scolaire, la santé, les habitudes alimentaires et comportementales, notre relation à l'information, l'inclinaison aux addictions, l'appauvrissement langagier et réflexif. Mais si le propos de l'auteur s'arrête au constat d'ordre psycho-sociologique, il nous semble utile de proposer des pistes de réflexion en vue de son dépassement.

 

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En effet, bien que nous partagions une très grande partie (si ce n'est la totalité) de l'analyse faite par Liliane Lurçat, il nous semble néanmoins nécessaire de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier: certes si la télévision et l'ordinateur ont une part prépondérante dans l'évolution -pas toujours positive- de nos enfants, il ne faudrait pas perdre de vue la responsabilisation des parents. Car certes si les enfants sont relativement « passifs » face à un outil qu'ils aiment et réclament, c'est peut-être aussi parce que leurs parents ne sont ni capables ni désireux de leur proposer autre chose.

Notre réflexion va donc au-delà de celle de l'auteur. Certes nous admettons la véracité de son analyse et la pertinence de son constat, mais nous en appelons à un questionnement plus large et plus profond quant aux modèles d'éducation prônés par les parents.

Fidèles à notre vision révolutionnaire du monde, nous sommes intimement convaincus que le changement viendra d'une refonte complète des modèles éducationnels et des habitudes sociétales. Il est plus facile d'allumer la télévision que de faire une randonnée avec ses enfants, il est plus pratique d'appuyer sur le bouton de l'ordinateur que de passer du temps en famille à jouer aux cartes, mais nous sommes convaincus que les parents sont les premiers responsables de l'avenir de leurs enfants (et donc les premiers coupables de leur médiocrité dès lors qu'ils contribuent à son maintien).

Les images et les médias ont leur part de nocivité, c'est une évidence, mais ils ne doivent pas non plus occulter la responsabilité des parents, qui se contentent trop souvent de reproduire des modèles d'éducation dont ils ont été les premières victimes.

 

 

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 « Eteignez la télévision, allumez votre cerveau ! », tel était le créneau des libertaires dans les années 90, et que nous pourrions reprendre à notre compte aujourd'hui. Nous croyons profondément à la culture de l'expérience, à l'intelligence du bon sens pratique, à la proximité et à l'amour de la nature, du grand air et des choses simples et vraies de la vie. Dans un mode où le divertissement de masse est érigé en loi et où le silence devient assourdissant dès lors que le tumulte médiatique cesse, nous défendons la vertu de l'ennui et de son corollaire: l'imaginaire. Comme Gaston Bachelard, nous en appelons à une réhabilitation de l'imaginaire, entendu comme pulsion créatrice. Image mentale couplée à un discours (logos), la production imaginaire est,  notre sens, et comme ne l'aurait sans doute pas nié Nietzsche, un signe de « bonne santé » des individus.
L'imaginaire produit des images mentales, mais surtout il permet une véritable errance de l'esprit, dont le libre cours, sans contrainte, mène à la rêverie, à la poésie et à l'art. Il est en cela, pour nous, un premier pas vers la liberté de l'esprit et un fervent démenti au conformisme de masse distillé et imposé par les médias.

 

Markus S (Engarda)

 

 

 

00:56 Publié dans Engarda | Lien permanent | Commentaires (0)