01/08/2014

Toro Del Fuego - Vauvert 2013 !

Souvenir!

 

23/07/2014

Grande provence

 

 

 

 

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http://www.grandeprovence.fr/index.php/fr/

28/11/2013

"Maintenir et glorifier le costume,les us et coutumes de la Camargue et des pays taurins, poursuivre l'épanouissement de la langue d'Oc, propager la doctrine félibréenne contenue dans les oeuvres poétiques de Frédéric Mistral et de ses disciples"

Le marquis Folco de Baroncelli-Javon

..."J'ai voué ma vie à un idéal : la Provence, et je n'ai embrassé mon métier que pour mieux servir cet idéal, pour me trouver plus près du peuple provençal, pour mieux arriver jusqu'à son coeur et pour mieux l'aider à sauver son passé de gloire, sa langue et ses coutumes. C''est vous dire que je ne puis considérer ma profession comme une affaire dans le vrai sens du mot : il faut qu'une fois ma vie gagnée, le surplus de mon énergie, de mon travail et de celui de mes taureaux et de mes chevaux passe à la propagande provençale..."

                                                        

Folco de Baroncelli-Javon
Lettre au Pouly, le 17 fevrier 1920

        

Descendant d’une vieille famille Florentine établie en Avignon au XVe siècle, Folco de Baroncelli est né à Aix-en-Provence en 1869.

Elevé surtout au Château de Belle-Coste (mas de Laiaud), près de Bouillargues, en Languedoc, il s’éprit de la vie gardiane et, sitôt libéré de la tutelle familiale, il devint manadier.

Pendant près de cinquante ans, le mas de l’Amarèu puis le mas du Simbèu, près des Saintes-Maries-de-la-Mer, furent les foyers où les traditions taurines et camarguaises, vinrent se revivifier.

Disciple aimé de Frédéric Mistral, directeur, avec le maître, du journal provençal «l’Aiòli», Majoral du Félibrige, le Marquis, comme on l’appelait familièrement, considérait le culte du taureau, dont sont éprises les populations de la région comprise entre Avignon, Marseille et Montpellier, comme une des bases de la renaissance de ce qu’il appelait «La Nation Méridionale». C’est en poète, en visionnaire, qu’il poursuivait ce rêve dont la réalisation apparaissait lointaine, sinon impossible.

Homme d’action, il comprenait que les traditions ne doivent pas, si elles veulent vivre, se figer dans une forme immuable, mais s’adapter aux nouvelles conditions de l’existence qui évoluent, rapidement, peut-être à notre époque.

Manadier, il sut améliorer la race de ses taureaux et de ses chevaux et obtenir des résultats excellents.

Novateur, il se dit que les montures camarguaises, qui n’avaient servi jusqu’à lui qu’à la conduite, au maniement, à la capture des taureaux, pouvaient, montées par des cavaliers vêtus à la mode des pays taurins paraître dans des fêtes et des cérémonies auxquelles elles imprimeraient un cachet pittoresque et bien dans la norme des coutumes anciennes depuis longtemps oubliées.

Patriote provençal, il introduisit dans les milieux taurins l’Idée félibréenne et fut, avec le grand poète Joseph d’Arbaud, ancien manadier, l’initiateur de la poésie camarguaise.

En 1943, le Marquis de Baroncelli, fondateur et guide spirituel de la Nacioun Gardiano, chassé par les allemands de son mas du Simbèu dont il ne reste que quelques ruines éparses, est mort en Avignon. La Provence et le Languedoc lui firent des funérailles de chef. Il avait demandé que son corps reposât dans la «Terro de sau» qu’il avait tant aimée et servie pendant plus de cinquante ans.

La Nacioun Gardiano, mandatée par la famille de Baroncelli, a réalisé en 1951, le suprême désir de son fondateur.

                                                          

Sa démarche :

Discours du Marquis de Baroncelli aux fêtes de Bourgoin, 11 juin 1939

C’est vers 1902 que l’idée me vint de coordonner et de diriger vers la glorification de la Provence et de sa langue les forces bien vivantes mais éparses qu’engendre, dans le Midi, le culte du taureau et les traditions chevaleresques du gardiannage. Je me confiai à une dizaine d’amis, cavaliers gardians, tout imprégnés de la pure doctrine mistralienne, parmi lesquels Jules Grand, Jean et Marcel Grand, Jean Bérard, Joseph d’Arbaud. Nous commençâmes par vous mêler aux cortèges des fêtes méridionales avec nos chevaux blancs portant en croupe des filles des Saintes-Maries. Avignon, l’élégante et divine Avignon, berceau de notre renaissance, nous ouvrit les bras la première, nous appela bien souvent, nous mit à l’honneur. Notre petite phalange s’accrut rapidement et nous choisîmes le nom de «Nation Gardianne». Affiliée au Félibrige, la «Nation Gardianne», école Félibréenne, combat, avant tout, pour sauver la Langue Provençale en touchant le creux du peuple au moyen des ses traditions les plus aimées. La «Nation Gardianne» constitue la garde d’honneur de la Provence ; elle accourt à l’appel de l’une de nos cités : Avignon, Marseille, Orange, Nîmes, Montpellier, Toulouse l’ont fêtée. Elle peut mettre en selle cent cavaliers.
Ces cavaliers, issus de toutes les classes de la société, ayant tous le même idéal, possédant chacun leur cheval de pure race camarguaise, blanc ou gris, sont étroitement liés à la vie des manades et leur existence se passe à apporter leur aide aux gardians de métier.
C’est pour la «Nation Gardianne» que j’ai créé, sous des noms retrouvés sur de vieux parchemins avignonnais, les tournois des Echarpes et de l’Epervier ainsi que nos autres jeux équestres, à l’exception de celui des Aiguillettes ou de la Bague, conservé par la Confrérie des gardians de Saint-Georges.
La «Nation Gardianne» a pris à son compte la continuation de la «Fèsto Viergienenco» en l’honneur des femmes qui portent le costume d’Arles, instituée par Mistral. Chaque année, l’un de deux derniers dimanches de Juillet, aux Saintes-Maries-de-la-Mer, une magnifique fête réunit les membres de la «Nation Gardianne» et un très grand nombre de jeunes filles ou de dames portant la coiffe de Mireille. Un banquet leur est offert à la suite duquel elles reçoivent des mains de Madame la Comtesse d’Adhémar un souvenir ayant trait au costume. Madame la Comtesse d’Adhémar est la présidente du «Ruban de Provence» fondé à Avignon pour le maintien de la coiffe arlésienne et dont Mademoiselle Andrée Duret, ici présente et que vous avez le plaisir d’entendre est la vice-présidente.
La «Nation Gardianne» est dirigée par un capitaine. C’est actuellement Monsieur Alphonse Arnaud, majoral du Félibrige, qui, avec sa foi ardente et sa sagesse, préside à ses destinées.
Je citerai, pour terminer, ces vers provençaux de l’un de nos gardians, qui résument notre doctrine et notre raison d’être :

«Mai, souto lou simbèu dóu ferre emé dóu Bioù,
Se li gardian fan targo à la lucho infernalo
N’èi que pèr te sauva, Coumtesso Prouvençalo !».

«Mais, sous le symbole du trident et du taureau,
Si les gardians tiennent tête à la lutte infernale,
Ce n’est que pour te sauver, ô Provence !».

24/11/2013

’’HISTOIRE de la CAMARGUE’’ - 1

 La Provence, le Languedoc, des origines à notre époque contemporaine.

Source : Supplément du "Camariguo" dont le contenu doit être rapproché fin des années 1970.LA CAMARGUE

La Camargue n’est autre que l’île de 74.000 hectares, située dans le delta du Rhône, dont les deux grands bras en constituent la limite : à l’Est le Grand Rhône, à l’Ouest le Petit Rhône et le canal de Peccais à Sylvéréal.

Mais ce n’est pas tout, car la Camargue déborde ces limite à l’Est où elle se continue par la Crau, toute différente, sans doute, mais sœur à bien des points de vue, et à l’Ouest avec la petite Camargue qui confine à l’étang de Mauguio. Cette vaste terre empiète en partie sur les Bouches du Rhône, partie sur le Gard et partie sur l’Hérault, trois départements côtiers au régime pleinement méditerranéen.

La Camargue, enserrée dans son fleuve est quasiment horizontale, puisqu’elle culmine à Albaron à une altitude de 4,50 m. Son point le plus bas est au fond du Vaccarès, à 1,50 m. au dessous de la mer.

Elle est marécageuse et parsemée d’étangs, dont le plus vaste est le Vaccarès, mais il en est bien d’autres parmi lesquels l’étang de la Souteyranne, l’étang de Malagroy, du Grand Radeau, l’étang Impérial, et dans la Petite Camargue, l’étang de Scamandre, l’étang du Charnier, l’étang de Mauguio.

Le Delta du Rhône a fait le pays. Le fleuve l’a parcouru en tous sens, y déposant, ici des cailloux, là des alluvions, récupérés dans son cours supérieur ou par ses affluents, dont le plus travailleur est la Durance. 
Il y a deux mille ans, un bras du Rhône longeait les Costières, c’était la branche espagnole qui se jetait dans la partie, aujourd’hui comblée, de l’étang de Mauguio. Un bras central, appelé St Férréol, fut bouché par de gros apports faits par le Rhône au XVe siècle. Puis, ensuite, on retrouve le vieux Rhône, Le petit Rhône actuel fut longtemps la branche principale, il s’est ralenti au profit du bras actuel qui déferle vers la mer.

Le Grand Rhône actuellement, par son apport, fait gagner la terre sur la mer à son embouchure. Cette avance serait de près de 60 m. par an. Mais les courants ainsi créés rabotent la côte des Saintes Maries ; cette agglomération était à 2 km de la mer, il n’y a pas si longtemps (il a été estimé que le recul était d’environ 600 mètres au cours des 150 dernières années). (1980 NdW.)

Le Rhône était comme son homologue de la terre africaine, le nourricier du pays par ses débordements. Les digues maîtrisent le fleuve et l’obligent à continuer son cours, interdisant tout apport d’alluvions, ce qui a pour conséquence d’empêcher l’exhaussement de la Camargue que l’eau envahit de plus en plus.

Le sous-sol camarguais est rocailleux et très salé. Par capillarité, le sel monte à la surface où on peut le voir durant la sécheresse estivale, étalé en croûtes blanches dans les sansouïres. Le sol était dessalé par les crues du Rhône. 
L’eau en se retirant entraînait le sel, partie à la mer par les roubines, partie dans le sous-sol. Les paysans dessalaient la terre en amenant l’eau dans le Rhône par des roubines, 
C’est cela, qui, jadis, a donné naissance à la culture du riz, utilisé pour la nourriture des animaux. La culture du riz pour la consommation a débuté durant la guerre, afin de pallier le manque d’aliment. Le riz paddy était décortiqué avec des moyens rudimentaires. Cette culture s’est étendue et a été grandement améliorée, à tel point que la production permit de combler les besoins de l’Hexagone.

(...)

 

P.-S.

De 1973 à 1984 une revue marqua, bouvinesquement parlant, son temps : 
"Le Camariguo" .
Elle publia, de temps en temps, des suppléments dont un — reproduit ici — relatif à l’histoire de la Camargue. 
La revue parut de 1973 à 1984. Ce supplément non daté, non signé s’inscrit dans cette fourchette.

http://www.bouvine.info/HISTOIRE-de-la-CAMARGUE-1-2

Frédéric Mistral - Au Pople Nostre (Lhi Jari)

 

23/10/2013

TROUBADOURS - trovadores occitanos -