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16/11/2015

PAUL ARENE, ECRIVAIN , 1843-1896.

Paul Arène est né le 26 juin 1843, à Sisteron et est décédé à Antibes en 1896. Ecrivain pratiquement inconnu, il a notamment travaillé en collaboration avec Alphonse Daudet sur des oeuvres célèbres. Inspiré par sa ville natale, nommé majoral du Félibrige en 1884, il a écrit des nouvelles et des poèmes en provençal.

 

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Paul Arène effectue une licence en Lettres et Philosophie à Aix-en-Provence et s'engage dans l'enseignement en 1863. Mais son premier succès, très tôt, en 1865 avec une pièce de théâtre, Pierrot héritier lui fait quitter son poste d'enseignant. Cette même année, Paul Arène fait la connaissance d'Alphonse Daudet, qui devient rapidement son ami et avec qui il commence une longue collaboration. D'abord pour les revues, puis surtout dans les fameuses Lettres de Mon Moulin, qui seront publiées une première fois sous un pseudonyme commun : Marie-Gaston. Lors de la publication de cette oeuvre en volume, aucune allusion n'est faite à la collaboration de Paul Arène mais son style ne trompe pas les connaisseurs qui voient dans La Chèvre de Monsieur Seguin, L'élixir du Révérand Père Gaucher et Le sous-préfet aux champs le style de Paul Arène prendre le dessus sur celui de son ami Daudet.

Paul Arène fait, en 1867, deux rencontres qui vont changer sa vie : Frédéric Mistral, et Naïs Roumieux qu'il souhaite épouser. Mais devant le refus catégorique, Paul Arène est plein de désespoir et ne se mariera alors jamais. Il écrit Jean des Figues en 1868 qui restera comme son chef d'oeuvre. Il est également à cette époque en relation constante avec Joseph Roumanille, pour qui il compose ses premiers vers provençaux qui paraîtront dans l'almanach avignonnais. De retour de la guerre de 1870, Paul Arène se lance dans le théâtre et écrit Les comédiens errants 1873, L'Hôte 1875 et Le Char 1877 en partenariat officiel avec Alphonse Daudet. Mais il se sent mal à l'aise à Paris et l'écrit à Frédéric Mistral : "Je suis un exilé ici. J’ai la languison de vous, de votre Rhône, de ma Durance, de nos oliviers, de ma vigne et de ma petite soeur."

En 1879, en s'inspirant du Félibrige de Font-Ségugne, il fonde, en rassemblant ses amis méridionaux de Paris, le Félibrige parisien. A partir de 1880 il écrit plusieurs chroniques, poèmes, contes dont on peut citer Paris Ingénu 1882, Des Alpes aux Pyrénées 1884, La Chèvre d'Or 1889, Nouveaux contes de Noël 1891, Les Ogresses 1895 ou Friquettes et Friquets 1896.

Paul Arène faisait énormément de séjours dans sa ville natale qu'il appréciait pour "le mistral qui rend les chemins durs comme marbre, le ciel lisse comme un miroir". Il est décédé à Antibes, retrouvé en train d'écrire son dernier conte Le songe des îles d'or. Décédé le 17 décembre 1896 à Antibes, Paul Arène est enterré à Sisteron.

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